S. m. terme d'Optique ; c'est la ligne droite qui est tirée par le point où les deux axes optiques concourent ensemble, et qui est parallèle à celle qui joint les centres des deux yeux, ou des deux prunelles. Voyez AXE, OPTIQUE.

Telle est la ligne A B (Planc. d'Optique, fig. 67), tirée par le point de concours C des axes optiques des yeux D et E, parallèlement à H I, qui joint les centres des yeux H et I.

On appelle cette ligne horoptère, parce qu'on a cru, d'après quelques expériences, qu'elle était la limite de la vision distincte. Voyez VISION.

Le plan de l'horoptère est un plan qui passe par l'horoptère, et qui est perpendiculaire à celui des deux axes optiques. Chambers.

Les auteurs d'Optique se sont servis principalement de l'horoptère, pour expliquer la cause qui fait quelquefois paraitre les objets doubles. Ils prétendent que toutes les fois qu'un objet est hors du plan de l'horoptère, il doit paraitre double ; parce que, selon ces auteurs, c'est à l'horoptère qu'on rapporte toujours tous les objets qu'on voit ; de sorte que les objets paraissent simples lorsqu'ils sont placés dans l'horoptère, et doubles lorsqu'ils n'y sont pas. Nous ne prétendons point décider de la justesse de cette explication ; il nous parait seulement qu'elle se réduit à ceci, qu'un objet est vu simple, quand il est dans le concours des axes optiques, ou plutôt des deux axes des yeux ; et que cet objet parait double, quand il ne se trouve point dans le concours de ces axes.

Un des auteurs qui ont fait le plus d'usage de l'horoptère, est le P. Aquilon, Franciscus Aquilonius, Jésuite, dans un gros traité d'Optique, in-folio, imprimé à Anvers en 1613. (O)