S. m. en Géométrie. Le côté d'une figure est une ligne droite qui fait partie de son périmètre.

Le côté d'un angle est une des lignes qui forment l'angle. Voyez ANGLE.

Toute ligne courbe peut être regardée comme un polygone d'une infinité de côtés. Voyez COURBE, INFINI, POLYGONE.

Côté mécodynamique, voyez MECODYNAMIQUE.

Dans un triangle rectangle, les deux côtés qui renferment l'angle droit, se nomment cathète, et le 3e, l'hypothenuse. Voyez CATHETE et HYPOTHENUSE.

Le côté d'une puissance est ce que l'on appelle autrement racine. Voyez RACINE. Chambers. (O)

COTE, (Jurisprudence En fait de parenté et de succession on distingue deux côtés, le paternel, et le maternel.

Par le droit Romain, observé en pays de droit écrit, on ne distingue point deux côtés dans une même succession, c'est-à-dire que tous les biens d'un défunt, qui lui sont échus tant du côté paternel que du côté maternel, appartiennent indifféremment au plus proche parent, soit paternel ou maternel, habile à succéder.

Dans les pays coutumiers au contraire, on distingue dans les successions les parents et les biens du côté paternel, d'avec ceux du côté maternel. Le vœu général des coutumes est de conserver les biens de chaque côté, aux parents qui en sont, suivant la règle paterna paternis, materna maternis. Les coutumes ne sont cependant pas uniformes à ce sujet : on les divise en trois classes ; savoir, les coutumes de simple côté, les coutumes de côté et ligne, et les coutumes souchères.

Le terme de côté, en cette occasion, signifie la famille en général de celui de cujus ; et le terme ligne désigne la branche particulière dont il est issu. Voyez ci-après au mot COUTUMES. (A)

COTE DROIT et COTE GAUCHE. A l'église et à la procession, le côté droit est ordinairement estimé le plus honorable ; quelques-uns prétendent que c'est le côté gauche du chœur, parce qu'il répond à la droite du prêtre lorsqu'il se retourne vers le peuple : cela dépend beaucoup de la façon d'envisager les choses, et de l'usage du lieu. En Normandie le côté gauche du chœur est le plus estimé ; suivant le droit commun, c'est le côté droit. Pour la position du banc du seigneur, cela dépend beaucoup de la disposition des lieux ; le seigneur a choix du coté qui lui convient le mieux.

Dans les tribunaux le côté droit est le plus honorable : on regarde comme côté droit, celui qui est à la droite du président. (A)

COTE, en Architecture, est un des pans d'une superficie régulière ou irrégulière. Le côté droit ou gauche d'un bâtiment se doit entendre par rapport au bâtiment même, et non pas à la personne qui le regarde. (P)

COTE, (Art militaire) dans les ouvrages à corne, à couronne, etc. sont les remparts qui les renferment de droite à gauche. Voyez BRANCHES et AILES.

COTE EXTERIEUR : c'est dans la Fortification le coté du polygone que l'on fortifie. Ce côté est appelé extérieur, comme C H, Pl. I. de Fortification, fig. 1. où la fortification est en dedans le polygone ; et il est appelé intérieur, lorsque la fortification faille en dehors le polygone, c'est-à-dire lorsque la courtine et les demi-gorges sont prises sur ce côté.

Tout front de fortification a un côté de polygone extérieur, et un intérieur ; le premier joint les deux angles flanqués, et nous parlerons tout à l'heure du second.

Le côté du polygone extérieur est de 180 taises dans la fortification de M. le maréchal de Vauban ; il peut avoir au plus 200 taises, et au moins 150 : au-dessous de 150 taises il donnerait des bastions trop proches les uns des autres ; et au-dessus de 200, les lignes de défense surpasseraient la portée du fusil.

Côté intérieur : c'est la ligne qui joint les centres de deux bastions voisins, ou ce qui est la même chose, la courtine prolongée de part et d'autre jusqu'à la rencontre des rayons extérieurs, tirés aux extrémités du même côté du polygone. (Q)

COTE DU VAISSEAU, (Marine) On nomme ainsi le flanc du vaisseau. On distingue les côtés en stribord et basbord. Le côté de stribord est la droite de celui qui, le dos à la poupe, regarde la proue du navire. Le côté de basbord est celui de la gauche.

Côté du vent : c'est le côté d'où le vent vient ; le côté sous le vent est l'autre côté.

Prêter le côté, se dit d'un vaisseau qui présente le flanc à un autre, pour le canonner. (Z)

COTE, (Marine) Mettre côté en travers, c'est présenter le flanc au vent, ou mettre le vent sur les voiles de l'avant, et laisser porter le grand hunier ; en sorte que le vaisseau présente le côté au vent dans un parage où il est nécessaire de jeter la sonde, afin d'avoir le loisir de sonder. On met encore côté en travers pour attendre quelqu'un.

On se sert de la même façon de parler, et l'on dit que l'on a mis côté en-travers, quand le vaisseau présente le côté à une forteresse que l'on veut canonner, ou contre quelque vaisseau ennemi.

Un vaisseau qui veut envoyer sa bordée à un autre, met le côté en-travers, c'est-à-dire lui présente le flanc. (Z)

COTE, (Marine) Mettre un vaisseau sur le côté, c'est le faire tourner et renverser sur le côté par le moyen de verins ou d'autres machines, pour lui donner le radoub, ou pour l'espalmer.

Autrefais on mettait un vaisseau à terre sur le côté ; mais une pareille manœuvre ne pouvait que fatiguer beaucoup le corps du bâtiment, dont les liaisons des membres devaient souffrir beaucoup, et s'ébranler ; ainsi on ne doit coucher le vaisseau sur le côté que dans l'eau, laquelle le soutient et facilite le travail.

Lorsqu'on veut coucher un navire dans l'eau pour le nettoyer, pour carener ou lui donner quelqu'autre radoub, on appuie les mâts avec des matériaux qui viennent se rendre sur le bord du vaisseau, et l'on fait approcher un petit bâtiment, comme ponton et allege, au plus bas bord duquel est amarré un gros cordage, sur quoi l'on se met pour virer au cabestan qui est dans ce petit bâtiment, et qui tire le vaisseau sur le côté par le mât ; cette grosse corde sur quoi l'on est, servant à tenir le bâtiment en équilibre, et à empêcher qu'il ne renverse ; et elle est appelée à cause de cela, attrape, ou corde de retenue. On peut bien mettre aussi cette corde de retenue au plus haut bord du vaisseau, en l'amarrant à quelque chose de ferme qui soit hors le bord. On peut bien encore appuyer le vaisseau sur le mât du ponton ou de l'allege, et en ce cas on l'amarre bien avec des cordes.

Lorsqu'un vaisseau est chargé, et qu'il est dans un endroit où il y a flot et jussant, on cherche un fond mou ; et ayant mis le bâtiment à sec, on passe tous les canons d'un bord, ou bien l'on met toute la charge à la bande, ce qui fait doucement tourner le vaisseau, et tomber sur le côté ; et quand on l'a nettoyé ou radoubé d'un côté : on attend une autre marée, et l'on passe toute la charge de l'autre côté pour donner lieu à le nettoyer partout : car lorsque la charge est ainsi transportée, le vaisseau se relève de lui-même, et va tomber sur le côté ou elle est. (Z)

COTE, (Manège) Porter un cheval de côté : c'est le faire marcher sur deux pistes, dont l'une est marquée par les épaules, l'autre par les hanches. Voyez PISTE. Dict. de Trév. (V)