Ouvrier

S. m. (Ouvrier) qui fait et vend des layettes et toutes sortes d'autres boètes de menue menuiserie.

Les maîtres de la communauté des Layetiers de Paris, se qualifient maîtres Layetiers-Ecrainiers de la ville et faubourgs de Paris.

Leurs premiers statuts sont assez anciens, comme on le peut voir par les quinze articles mentionnés dans la sentence du prevôt de Paris, auquel les maîtres Layetiers avaient été renvoyés par François I. en 1521, pour donner son avis sur les nouveaux statuts qu'ils avaient fait dresser.

S. f. (Instrument d'Ouvrier) instrument de bois propre à divers artisans et ouvriers. Celle qui sert aux Boulangers et Pâtissiers, pour enfourner leur pain et pâtisseries, a le manche plat et très-long, afin de pouvoir atteindre au fond du four. Sa palette qu'on nomme aussi pellâtre, est large ou étroite, suivant les pièces de four, ou les pains qu'on y veut placer ; mais toujours très-mince et très-plate, afin qu'ils puissent couler sur l'âtre avec plus de facilité. Les pelles des Pâtissiers et des Boulangers les plus étroites, se nomment des pellerons.

(terme d'Ouvrier) c'est se servir d'une pierre-ponce pour enlever de dessus quelque superficie le raboteux qui y est afin de rendre l'étoffe plus unie et plus douce.

PONCER, terme de Chapelier, qui signifie tondre un chapeau, ou en ôter les plus longs poils pour le rendre plus ras, en passant la pierre-ponce par-dessus. Quand on fait cette opération avec de la peau de chien de mer, on l'appelle rober. Voyez ROBER.

S. m. (Ouvrier) celui qui porte des fardeaux à prix d'argent et pour la commodité du public ; on le nomme plus communément crocheteur à cause des crochets dont il se sert, et fort à cause de la force qu'il faut avoir pour cette profession.

S. m. (Ouvrier) les tanqueurs sont des portefais qui aident à charger et décharger les vaisseaux sur les ports de mer. On les nomme aussi gabarriers, du mot de gabare, qui signifie une allege, ou bateau dans lequel on transporte les marchandises du vaisseau sur les quais, ou des quais aux navires. Dict. du Com. (D.J.)
S. f. (outil à l'usage de presque tous les Ouvriers) il sert à arracher ou à tenir quelque chose. On appelle le mord de la tenaille, les deux demi-cercles qui sont à un bout, parce qu'en se rencontrant quand on les ferme, ils mordent pour ainsi dire toutes les choses qui se trouvent entre deux. Outre cette tenaille commune à toute sorte d'ouvriers, il y en a de particulières à certains arts et métiers, comme aux orfévres, aux fondeurs, aux monnoyeurs, aux maréchaux, aux serruriers, etc. Voyez les articles suivants.

S. m. (Instrument d'Ouvrier) espèce de chevalet de bois avec quatre pieds, deux à chaque bout, qui sert à différents usages dans les arts et métiers. Les tréteaux des charpentiers, scieurs de long, sont fort élevés, afin que le scieur de dessous ait de l'échappée pour retirer la scie lorsque le scieur de dessus la pousse ; il faut deux tréteaux quand ce sont de longues pièces qu'on débite, et seulement un quand les pièces sont courtes ; mais alors il faut l'étançonner, et bander fortement la pièce dessus avec des cordes. (D.J.)

S. f. (Instrument d'Ouvrier) pièce de bois longue et étroite, qui sert à plusieurs marchands, ouvriers et artisans, soit pour y suspendre plusieurs sortes de marchandises, soit pour travailler à leurs ouvrages. La tringle des marchands bouchers est bordée par en-haut d'un rang de clous à crochet, pour y pendre à des allonges la viande dépecée ; elle a aussi par en-bas une toile blanche de toute sa longueur, d'environ trois quarts d'aune de large, sur laquelle cette viande est proprement arrangée. On appelle cette toile, une nappe à boucherie. Les tringles des chandeliers, épiciers, merciers, etc. n'ont souvent que des clous, de même que celles des bouchers, mais quelquefois ce sont des chevilles de bois avec un mantonnet. (D.J.)