S. f. pl. (Astronomie) tables calculées par des astronomes, qui marquent l'état présent du ciel pour chaque jour. Voyez PLANETE, LIEU et TABLE.

C'est par ces tables qu'on détermine les éclipses, les conjonctions et les aspects des planètes, l'heure du lever et du coucher de la lune et du soleil pour chaque jour, les nouvelles et pleines lunes, etc. Nous avons des éphémérides de Képler, d'Argolus, de Mezzavaccha, de la Hire et de plusieurs autres.

Feu M. Desplaces, grand calculateur, a publié depuis 1715, de dix ans en dix ans, des éphémerides célestes qu'il a poussées jusqu'en 1745. M. l'abbé de la Caille, de l'Académie des Sciences, et professeur de Mathématiques au collège Mazarin, en a donné la continuation depuis 1745, avec plusieurs additions, dont on peut voir le détail dans l'Histoire de l'Académie de 1743 : ces additions sont précédées d'une introduction qui en donne l'intelligence, et qui met tout lecteur médiocrement instruit en état de s'en servir.

On doit mettre au nombre des éphémerides l'ouvrage intitulé connaissance des temps, que l'académie des Sciences publie régulièrement tous les ans depuis le commencement de ce siècle. On doit mettre aussi de ce nombre l'ouvrage intitulé état du ciel, publié en 1754 et 1755 par M. Pingré, chanoine de sainte Génevieve, etc. Cet ouvrage est principalement destiné aux navigateurs, et leur sera très-utile par le détail, l'exactitude et l'intelligence avec laquelle il est fait. Le volume de 1755 est fort supérieur au précédent, quoique celui-ci méritât déjà beaucoup d'estime. (O)