LA, s. f. (Finance) se disait des partisans qui recueillent les impositions. Quoiqu'il faille distinguer les maltotiers qui perçoivent des tributs qui ne sont pas dus, de ceux qui ont pris en parti des contributions imposées par une autorité légitime ; cependant on est encore dans le préjugé que ces sortes de gens en général, ont par état le cœur dur ; parce qu'ils augmentent leur fortune aux dépens du peuple, dont la misere devient la source de leur abondance. D'abord ce furent des hommes qui s'assemblèrent sans se connaitre, qui se lièrent étroitement par le même intérêt ; qui la plupart sans éducation, se distinguèrent par leur faste, et qui apportèrent dans l'administration de leur emploi une honteuse et sordide avidité, avec la bassesse des vues que donne ordinairement une extraction vile, lorsque la vertu, l'étude, la philosophie, l'amour du bien public, n'a point annobli la naissance. (D.J.)