Commerce

v. act. (Commerce) mettre une date antérieure, dater d'un jour qui précède celui qu'on devrait mettre.

Autrefais on était dans l'usage de laisser les ordres en blanc au dos des lettres de change, c'est-à-dire qu'on ne mettait simplement que sa signature, et il était facile de les anti-dater, ce qui pouvait produire de très-grands abus, particulièrement de la part de ceux qui faisaient des faillites. En effet, ceux qui tombaient dans ce malheur, et qui avaient des lettres tirées à double usance, ou payables en payement de Lyon, dont l'ordre était en blanc, pouvaient les anti-dater, et ainsi les faire recevoir sous des noms empruntés, ou les donner en payement à des créanciers qu'ils voulaient favoriser au préjudice des autres, sans qu'on put en demander le rapport à la masse ; parce que la date de leurs ordres paraissant fort antérieure à leurs faillites, l'on ne pouvait alléguer qu'ils les eussent négociées dans le temps qui avoisinait leur faillite. Voyez FAILLITE.

ANTICIPER un payement, en terme de Commerce, c’est le prématurer, et le faire avant son échéance. Voyez ANTICIPATION.
* ANTOLFLE de Girofle, (Commerce) c’est le nom qu’on donne aux girofles qui sont restés sur les plantes après la récolte : ces fruits oubliés continuent de grossir ; ils prennent à peu près le volume du pouce ; alors ils contiennent une gomme dure et noire, d’une odeur agréable et d’un goût aromatique. Les Hollandais donnent le nom de mères de girofle à ce que nous appelons antolfles de girofle.
adj. (Commerce) on dit à Bordeaux qu'une barrique, ou qu'un vaisseau a été apparonné, quand il a été jaugé par les officiers commis à cet effet.
v. pas. terme de Commerce. On dit qu'une marchandise s'appiétrit, lorsque sa bonté, sa qualité sa valeur diminue, soit à cause qu'elle se corrompt ou se gâte, soit parce que le débit ou la mode en est passée, et qu'il s'en fait de mauvais restes. Savary, dict. du Comm. tom. I. pag. 681.