Non classifié

S. f. pris dans sa signification naturelle et littérale, signifie simplement un attribut particulier à quelque sujet, et qui nait de l'idée que nous avons de son essence. Voyez ATTRIBUT.

Ce mot vient du verbe Latin afficère, affecter, l'attribut étant supposé affecter en quelque sorte le sujet par la modification qu'il y apporte.

Affection en ce sens est synonyme à propriété, ou à ce qu'on appelle dans les écoles proprium quarto modo. Voyez PROPRIETE, etc.

v. a. est l'action d'appliquer une affiche. Voyez AFFICHEUR.
S. m. nom de celui qui fait métier d'afficher. Il est tenu de savoir lire et écrire, et doit être enregistré à la Chambre Royale et Syndicale des Libraires et Imprimeurs, avec indication de sa demeure. Il fait corps avec les Colporteurs, et doit comme eux porter au-devant de son habit une plaque de cuivre, sur laquelle soit écrit AFFICHEUR. Il lui est défendu de rien afficher sans la permission du Lieutenant de Police.
on donne le nom d'affinerie, aux bâtiments, où les ouvriers affineurs travaillent. Par conséquent il y a des bâtiments d'affinerie de sucre, des affineries de fer, des affineries de cuivre, etc. Voyez FER, SUCRE, FORGE, etc. et en général les articles qui portent le nom des différentes matières à affiner, la manière dont on s'y prend pour les affiner, avec la description des outils et des bâtiments appelés affineries. Par exemple, Forges, Pl. IX. pour l'affinage du fer.
Les Filassiers donnent ce nom au seran qui, plus fin que tous les autres, sert à donner la dernière façon à la filasse pour la rendre en état d'être filée. Voyez la fig. Pl. du Cordier.
IVE, adj. Il y a en Algèbre des quantités affirmatives ou positives. Ces deux mots reviennent au même. Voyez QUANTITE et POSITIF.

Le signe ou le caractère affirmatif est +. (O)

S. f. au Palais, est la déclaration que fait en justice avec serment l'une des parties litigantes. Voyez SERMENT.

L'affirmation est de deux sortes : celle qui se fait en matière civile, et celle qui se fait en matière criminelle. C'est une maxime de notre Droit, que l'affirmation ne saurait être divisée ; c'est-à-dire qu'il faut faire droit sur toutes les parties de la déclaration, et non pas avoir égard à une partie et rejeter l'autre. Si par exemple une partie à qui on défère le serment en justice sur la question de savoir si elle a reçu un dépôt qu'on lui demande, répond qu'elle l'a reçu, mais qu'elle l'a restitué depuis ; on ne pourra pas, en conséquence de l'aveu qu'elle fait de l'avoir reçu, la condamner à restituer : il faudra au contraire la décharger de la demande afin de restitution, en conséquence de ce qu'elle affirme avoir restitué : mais cette maxime ne s'observe qu'en matière civile. En matière criminelle, comme l'affirmation ne suffit pas pour purger l'accusé, on se sert contre lui de ses aveux pour opérer sa conviction, sans avoir toujours égard à ce qu'il dit à sa décharge. Si, par exemple, un homme accusé de meurtre, avoue avoir menacé la personne qui depuis s'est trouvée tuée, quoiqu'il affirme que ce n'est pas lui qui l'a tuée, la présomption qui résulte de sa menace, ne laissera pas d'être regardée comme un adminicule ou commencement de preuve, nonobstant ce qu'il ajoute à sa décharge.

S. m. est un assemblage de charpente sur lequel on monte le canon, et qu'on fait mouvoir par le moyen de deux roues. Il sert à tenir le canon dans une situation convenable pour faire aisément son service.

L'affut est composé de deux longues pièces de bois H I, K L, (Pl. VI. de l'Art milit. fig. 4.) qu'on nomme ses flasques. Elles font chacune une espèce de ligne courbée, dont une des extrémités I est immédiatement posée à terre, et l'autre H est appuyée sur l'axe ou l'essieu des roues, qu'elle déborde d'environ un pied. Les flasques sont jointes l'une à l'autre par quatre pièces de bois appelées entretoises. La première A est appelée entretoise de volée ; la seconde C, entretoise de couche ; la troisième D, entretoise de mire ; et la quatrième G, qui occupe tout l'intervalle de la partie des flasques qui touche à terre, se nomme entretoise de lunette. On pratique dans les flasques entre la partie qui répond à l'entretoise de volée, et celle qui répond à l'essieu des roues de l'affut, des entailles dans lesquelles on place les tourillons du canon. On pose sur les trois premières entretoises A, C, D, une pièce de bois fort épaisse, sur laquelle pose la culasse du canon. Cette pièce se nomme la semelle de l'affut.

v. act. parmi les Graveurs, les Sculpteurs, et autres ouvriers, est synonyme à aiguiser. On dit, affuter les outils, pour aiguiser les outils. Voyez AIGUISER.

Les Peintres et les Dessinateurs disent affuter les crayons, pour dire aiguiser les crayons.

S. f. termes de l’Histoire ecclesiast. Ce mot est tiré du Grec ἀγαπὴ, amour, et on l’employait pour signifier ces repas de charité que faisaient entr’eux les premiers Chrétiens dans les Eglises, pour cimenter de plus en plus la concorde et l’union mutuelle des membres du même corps.

Dans les commencements ces agapes se passaient sans désordre et sans scandale, au moins les en bannissait-on sévèrement, comme il parait par ce que S. Paul en écrivit aux Corinthiens, Epit. I. ch. xj. Les Payens qui n'en connaissaient ni la police ni la fin, en prirent occasion de faire aux premiers fidèles les reproches les plus odieux. Quelque peu fondés qu'ils fussent, les pasteurs, pour en bannir toute ombre de licence, défendirent que le baiser de paix par où finissait cette assemblée se donnât entre les personnes de sexe différent, ni qu'on dressât des lits dans les églises pour y manger plus commodément : mais divers autres abus engagèrent insensiblement à supprimer les agapes. S. Ambraise et S. Augustin y travaillèrent si efficacement, que dans l'église de Milan l'usage en cessa entièrement, et que dans celle d'Afrique, il ne subsista plus qu'en faveur des clercs, et pour exercer l'hospitalité envers les étrangers, comme il parait par le troisième concile de Carthage. Thomass. Discipl. de l'Eglise, part. III. ch. xlvij. n°. 1.

Les Tireurs-d'or appellent ainsi un instrument dans le milieu duquel est enchâssée une agate qui sert à rebrunir l'or.

AGATE, achates, s. f. (Histoire naturelle) pierre fine que les auteurs d'histoire naturelle ont mise dans la classe des pierres fines demi-transparentes. Voyez PIERRE FINE.

On croit que le nom de l'agate vient de celui du fleuve Achates dans la vallée de Noto en Sicile, que l'on appelle aujourd'hui le Drillo ; et on prétend que les premières pierres d'agate furent trouvées sur les bords de ce fleuve.

au-haut de la seconde planche du pavé du temple de la fortune de Palestrine, on aperçoit un animal avec l'inscription agelarou. Cet animal a beaucoup de ressemblance avec le singe d'Angole. Des éthiopiens vont l'attaquer ; les uns ont des boucliers, d'autres des fleches : c'est-là le seul endroit où il en soit fait mention. Voyez les antiquités du père de Montfaucon, supplément, tome IV. page 163.
adj. pris subst. se dit en Mécanique et en Physique d'un corps, ou en général d'une puissance qui produit ou qui tend à produire quelque effet par son mouvement actuel, ou par sa tendance au mouvement. Voyez PUISSANCE et ACTION.

AGENT et PATIENT, (Jurisprudence) se dit dans le Droit coutumier d'Angleterre, de celui ou de celle qui se fait ou qui se donne quelque chose à soi-même ; de sorte qu'il est tout-à-la-fais et celui qui fait ou qui donne la chose, et celui à qui elle est donnée, ou à qui elle est faite. Telle est, par exemple, une femme quand elle s'assigne à elle-même sa dot sur partie de l'héritage de son mari. (H)

défaut ou ignorance de Géométrie, qui fait qu'on s'écarte dans quelque chose des principes et des règles de cette science. Voyez GEOMETRIE.

adj. pris s. dans les Ecoles de Droit : on appelle aggregés en Droit, ou simplement aggregés, des docteurs attachés à la faculté, et dont les fonctions sont de donner des leçons de Droit privées et domestiques, pour disposer les étudiants à leurs examents et thèses publiques, de les présenter à ces examents et thèses comme suffisamment préparés, et de venir interroger ou argumenter les récipiendaires lors de ces examents ou de ces thèses.

Ces places se donnent au concours, c'est-à-dire, à celui des compétiteurs qui en est réputé le plus digne, après avoir soutenu des thèses publiques sur toutes les matières de Droit. Il faut pour tre habile à ces places être déjà docteur en Droit ; on ne l'exige pas de ceux qui disputent une chaire, quoique le titre de professeur soit au-dessus de celui d'aggregé. La raison qu'on en rend, est que le titre de professeur emporte éminemment celui de docteur. (H)

pieux, utile, qui a écrit des choses saintes, et qu'on peut lire avec édification. Ce mot vient de , saint, sacré, et de , j'écris. C'est le nom que l'on donne communément aux livres qui ne sont pas compris au nombre des livres sacrés, qu'on nomme apocryphes ; mais dont l'Eglise a cependant jugé la lecture utile aux fidèles, et propre à leur édification. Voyez HAGIOGRAPHE.
v. a. (Morale) Qu'est-ce qu'agir ? c'est, dit-on, exercer une puissance ou faculté ; et qu'est-ce que puissance ou faculté ? c'est, dit-on, le pouvoir d'agir : mais le moyen d'entendre ce que c'est que pouvoir d'agir, quand on ne sait pas encore ce que c'est qu'agir ou action ? On ne dit donc rien ici, si ce n'est un mot pour un autre : l'un obscur, et qui est l'état de la question ; pour un autre obscur, et qui est également l'état de la question.

Il en est de même de tous les autres termes qu'on a coutume d'employer à ce sujet. Si l'on dit qu'agir, c'est produire un effet, et en être la cause efficiente et proprement dite : je demande 1°. ce que c'est que produire ; 2°. ce que c'est que l'effet ; 3°. ce que c'est que cause ; 4°. ce que c'est que cause efficiente, et proprement dite.

Tout ce que nous savons de l'aglatia, c'est que c'est un fruit dont les Egyptiens faisaient la récolte en Février, et qui dans les caractères symboliques dont ils se servaient pour designer leurs mois, servait pour indiquer celui de sa récolte. Voyez le tome II. du Supplément des Antiquités du père Montfaucon.
S. f. terme du Droit Romain, qui signifie le lien de parenté ou de consanguinité entre les descendants par mâles d'un même père. Voyez AGNATS.

L'étymologie de ce mot est la préposition Latine ad, et nasci, naitre.

L'agnation diffère de la cognation en ce que celle-ci était le nom universel sous lequel toute la famille et même les agnats étaient renfermés ; au lieu que l'agnation n'était qu'une sorte particulière de cognation, qui ne comprenait que les descendants par mâles. Une autre différence est que l'agnation tire ses droits et sa distinction du Droit civil, et que la cognation au contraire tire les siens de la loi naturelle et du sang. Voyez COGNATION.

ou AIGNEL, ancienne monnaie d'or qui fut battue sous S. Louis, et qui porte un agneau ou mouton. On lit dans le Blanc que l'agnel était d'or fin, et de 59 1/2 au marc sous S. Louis, et valait 12 sous 6 deniers tournois. Ces sous étaient d'argent et presque du poids de l'agnel. La valeur de l'agnel est encore fixée par le même auteur à 3 deniers 5 grains trébuchans. Le roi Jean en fit faire qui étaient de 10 à 12 grains plus pesans. Ceux de Charles VI. et de Charles VII. ne pesaient que 2 deniers, et n'étaient pas or fin.
jours ou fêtes agonales célébrées chez les Romains au commencement du mois de Janvier. Elles paraissent avoir été en usage dès le temps des rois de Rome, puisque Varron rapporte que dans ces jours le prince immolait une victime dans son palais. Ovide, après d'autres auteurs, rapporte l'origine de ce nom à plusieurs étymologies : mais la plus vraisemblable, et celle à laquelle il s'en tient, est celle-ci :

Fas etiam fieri solitis aetate priorum

Nomina de ludis Graeca tulisse diem.

autre bois de senteur qui vient pareillement de Haynan, mais sur lequel on ne nous instruit pas davantage que sur l'agra simple. On dit qu'il coute 60 taels le cati, et se vend à Canton 80 sous, qu'il est purgatif, et que les Japonais en font cas.
GRACIEUX, considérés grammaticalement. L'air et les manières, dit M. l'abbé Girard, rendent gracieux. L'esprit et l'humeur rendent agréable. On aime la rencontre d'un homme gracieux ; il plait. On recherche la compagnie d'un homme agréable ; il amuse. Les personnes polies sont toujours gracieuses. Les personnes enjouées sont ordinairement agréables. Ce n'est pas assez pour la société d'être d'un abord gracieux, et d'un commerce agréable. On fait une réception gracieuse. On a la conversation agréable. Il semble que les hommes sont gracieux par l'air, et les femmes par les manières.

bourg de France dans la généralité de Limoges.
S. m. Brasilianis Marggravii, Ruttensteert Belgis, id est myosuros, viola spicata Brasiliana, (Histoire naturelle, Botanique) plante haute d'un pied et demi et plus, à tige lisse, ronde, verte et noueuse. Il sort de chaque nœud quatre ou cinq feuilles étroites, crenelées, pointues, vertes et inégales. Le sommet de sa tige est chargé d'un épi long d'un pouce et plus, uni et couvert de fleurs d'un bleu violet, et formées de cinq feuilles rondes. Elle ressemble à la violette, et en a l'odeur. Sa racine est droite, d'une médiocre grosseur, et divisée en branches filamenteuses.

ou AQUATULCO ou GUATULCO, ville et port de la nouvelle Espagne, en Amérique, sur la mer du Sud. Longit. 279. latit. 15. 10.
S. m. poix molle. Voyez POIX.
ou AGOUTI TREVA, plante des îles Marianes ; sa feuille est semblable à celles de l'oranger, mais plus mince ; sa fleur est couverte d'une espèce de rosée ; son fruit est gros, couvert d'une écorce rougeâtre, et contient des semences semblables à celles de la grenade, transparentes, douces et agréables au gout. Ray.
joueurs de gobelets, farceurs, faiseurs de tours de passe-passe ; voilà ce que signifie agyrte, et c'était le nom que portaient, et que méritaient bien les Galles, prêtres de Cybele.
AHOUAI est un genre de plante à fleur, composée d’une seule feuille en forme d’entonnoir et découpée. Il sort du fond du calice un pistil qui est attaché au bas de la fleur comme un clou, et qui devient dans la suite un fruit charnu en forme de poire, qui renferme un noyau presque triangulaire, dans lequel il y a une amande. Tournefort. Inst rei herb. app. Voyez Plante. (I)
bourg de France, dans la généralité de Tours.
un des sept dieux célestes que les Arabes adoraient, selon M. d'Herbelot.
AIDE signifie assistance, secours qu’on prête à quelqu’un. Il signifie aussi quelquefois la personne même qui prête ce secours ou cette assistance ; ainsi dans ce dernier sens, on dit aide de camp. Voyez AIDE DE CAMP. Aide-major. Voyez AIDE-MAJOR.

AIDE, se dit aussi en général de quiconque est adjoint à un autre en second pour l'aider au besoin ; ainsi l'on dit en ce sens aide des cérémonies, d'un officier qui assiste le grand-maître, et tient sa place s'il est absent. On appelle aussi aides les garçons qu'un Chirurgien mène avec lui pour lui prêter la main dans quelque opération de conséquence. On appelle aide-de-cuisine un cuisinier en second, ou un garçon qui sert à la cuisine.

S. m. On appelle ainsi en France de jeunes volontaires qui s'attachent à des officiers généraux pour porter leurs ordres partout où il est besoin, principalement dans une bataille. Ils doivent les bien comprendre, et les déclarer très-exactement et très-juste.

S. m. c'est, dans les Salines, le nom qu'on donne à celui qui aide dans ses fonctions celui qui est chargé de remplir le vaxel avec les pelles destinées à cet usage, et de frapper ou de faire frapper un nombre de coups uniforme, afin de conserver le poids et l'égalité dans les mesurages. Voyez VAXEL et BOUT-AVANT.
c'est le nom qu'on donne à ceux qui portent aux maçons et aux couvreurs les matériaux dont ils ont besoin ; métier dur et dangereux, qui donne à peine du pain : heureusement ceux qui le font, sont heureux quand ils n'en manquent pas.
* AIDE-MAISTRE DE PONT, autrement Chableur, est le titre qu’on donne à des Officiers de ville qui aident les batteaux à passer dans les endroits difficiles de la rivière, comme sous les arches des ponts.
S. m. est un officier qui seconde le major d'un régiment dans ses fonctions. Voyez MAJOR. Ils roulent avec les lieutenans : ils commandent du jour de leur brevet d'aide-major, ou du jour de leurs lettres de lieutenans, s'ils l'ont été, dans le régiment où ils servent.

Les aides-majors d'infanterie marchent avec les colonels réformés attachés à leur régiment, pour quelque service que ces colonels soient commandés, et avec leurs lieutenans colonels.

se dit d'officiers de ville, commis par le prevôt et les échevins pour emplir les membrures, corder, mettre dans la chaîne les bois à bruler qui doivent y être mesurés, et soulager les marchands de bois dans toutes leurs fonctions ; ils sont aux ordres de ces derniers.
se dit figurément par les Alchimistes en parlant du sel ammoniac, parce que ce sel volatilise et emporte avec lui des matières naturellement très-pesantes ; c'est pourquoi on se sert en Chimie de sel ammoniac pour diviser et volatiliser les minéraux et les métaux mêmes : c'est ainsi qu'on fait les fleurs de pierre haematite. Voyez SEL AMMONIAC. (M)
S. f. terme dont on se sert dans le Blason, lorsqu'il y a plusieurs aigles dans un écu. Elles y paraissent avec bec et jambes, et sont fort souvent becquées et membrées d'une autre couleur, ou d'un autre métal que le gros du corps. (V)
S. f. se dit, en Médecine, des rapports acides qui viennent des premières voies. Ces rapports sont produits par les aliments qui prennent dans l'estomac, ou reçoivent de ce viscère une qualité acide à laquelle ils sont quelquefois enclins de leur nature. La faiblesse des organes de la digestion est la cause principale des aigreurs. Aussi les enfants, les femmes, les vaporeux et les convalescens y sont-ils plus sujets que d'autres. On y remédie par les évacuans, les amers absorbans, les remèdes toniques, l'exercice, la diete restaurante, etc. (N)

v. n. c'est contracter par quelque cause que ce sait, cette qualité relative au goût que nous remarquons dans certains fruits, et qui leur est naturelle. Voyez AIGRE.

POINTU, ou TRANCHANT, adj. m. ce qui se termine en pointe ou en tranchant, dont la forme est propre à percer ou à couper.

Ce mot pris en ce sens est ordinairement opposé à ce que l'on appelle obtus. Voyez OBTUS.

Angle aigu en Géométrie, est celui qui est plus petit qu'un ongle droit, ou qui n'est pas assez grand pour être mesuré par un arc de 90 degrés. Voyez ANGLE. Tel est l'angle A E C. (Pl. Géom. fig. 86.)

S. f. c'est le lieu où les vaisseaux envoyent l'équipage pour faire de l'eau, c'est-à-dire, pour renouveller leur provision d'eau douce. On trouve dans cette rade une aiguade excellente ; c'est un ruisseau qui descend des montagnes voisines, &c.

AIGUILLES d'ensuple ; les aiguilles d'ensuple ne sont autre chose que des pointes d'aiguilles ordinaires qu'on casse pour l'usage qui suit. Dans les manu factures d'ouvrages en soie, si vous appuyez votre main sur l'ensuple de devant des métiers à velours ciselés et à petits velours, vous vous sentirez piquer d'une multitude de petites pointes. Ce sont des bouts d'aiguilles cassées qui sont fichés dans l'ensuple, la partie aiguë en haut. Ils sont placés sur quatre bandes différentes, et il y en a trois rangées sur chaque bande. Ils débordent au-dessus de la surface de l'ensuple d'une ligne ou environ. Leur usage est d'arrêter les velours ciselés et les petits velours à mesure qu'on les fabrique, et de contribuer en même temps à la tension qui convient à la chaîne. Les ensuples des velours unis ont été très-longtemps garnies de bouts d'aiguilles, ainsi que les ensuples des velours ciselés, et celles des petits velours, qu'on appelle communément velours de Hollande. Mais on conçoit facilement que ces petites pointes passant à-travers l'étoffe, la percent d'une infinité de trous, et que l'étoffe étant tendue et tirée, ces petits trous sont encore agrandis par cette action ; aussi l'ouvrage regardé au jour au sortir de dessus l'ensuple, en paroit-il criblé. On conçoit encore que ce doit être un inconvénient considérable pour des fabriquans qui se piquent de mettre dans leurs ouvrages la dernière perfection. On a beaucoup cherché le moyen d'y remédier, et l'on désespérait presque de le découvrir, lorsqu'on inventa l'entacage. Il n'y a point d'embarras pour les étoffes qui peuvent être roulées fortement sur elles-mêmes sans se gâter. Mais il n'en est pas ainsi des velours : si on les roulait fortement, dès le commencement du second tour l'envers se trouverait appliqué et serré sur le poil, qui en serait écrasé. Voilà ce qui a fait imaginer les aiguilles. Elles tiennent l'ouvrage également tendu dans toute sa largeur ; mais elles le piquent, et ne satisfont qu'à la moitié de ce qu'on souhaite. De quoi s'agissait-il donc quand on cherchait l'entacage ? de trouver une machine qui se plaçât et se déplaçât en peu de temps, et qui tint l'ouvrage tendu également dans sa longueur et sa largeur, sans le piquer en-dessous et sans le froisser en-dessus. Il n'y a que la seconde partie de ce problème qui soit résolue par l'entacage, car il faut trop de temps pour entaquer et desantaquer. C'est par cette raison principalement qu'on ne s'en sert point dans les ouvrages où la fassure, c'est-à-dire la plus grande quantité d'étoffe que l'ouvrier puisse fabriquer sans tourner l'ensuple et sans enrouler, est très-petite ; c'est le cas des velours ciselés et des petits velours. La tire fatiguerait trop la chaîne, si la fassure était longue dans les velours ciselés ; d'ailleurs comme ce genre d'étoffe est très-fourni, les piqûres des aiguilles n'y font pas grand dommage. Dans les petits velours la chaîne est trop fine, pour que la fassure puisse être longue. Il faut donc dans ces deux sortes de velours, tourner fréquemment, et par conséquent s'en tenir aux aiguilles, quoiqu'elles doivent rendre le travail des petits velours fort délicat. L'entacage n'a donc chassé les pointes que de l'ensuple des velours unis, dont l'ouvrier ne fabriquant qu'environ deux fassures par jour, ne desantaque qu'une fois ou deux. Reste donc un beau problème à proposer aux Mécaniciens, et surtout à l'habile académicien M. de Vaucanson, à qui ces objets sont si connus, et qui s'est déjà immortalisé par tant de machines délicates. Ce problème consiste à trouver une machine appliquable à tout genre d'étoffe en général, qui ne la pique point en-dessous, qui ne la froisse point en-dessus, et qui soit telle encore que l'ouvrier puisse changer souvent de fassure sans perdre beaucoup de temps. Ceux qui chercheront cette machine, trouveront plus de difficulté à la trouver, qu'elle n'en présente d'abord.

S. m. est à Paris un ouvrier qui fait et vend des lacets et autres ustenciles ferrés de cette espèce. Il peut vendre encore des nœuds d'épaule, et toutes sortes de menue mercerie, comme cordons de canne, de chapeaux, lisières d'enfants, jarretières, etc. Les Aiguilletiers font à Paris un corps de communauté, mais peu nombreux. Le plus beau de leur privilège est de vendre, sans aucuns fers, toutes les marchandises qu'ils peuvent ferrer.
artisan qui fait et qui vend des aiguilles, des alenes, etc. Les Aiguilliers forment à Paris une communauté, dont les statuts sont du 15 Septembre 1599. Par ces statuts ils sont qualifiés Maitres Aiguilliers-Alèniers, et faiseurs de burins, carrelets, et autres petits outils servant aux Orfèvres, Cordonniers, Bourreliers et autres, etc. Suivant ces statuts, aucun ne peut être reçu maître qu'il n'ait atteint l'âge de vingt ans, qu'il n'ait été en apprentissage pendant cinq ans, et ensuite servi les maîtres trois années en qualité de compagnon, et qu'il n'ait fait chef-d'œuvre : il faut pourtant en excepter les fils de maîtres qui sont reçus après un seul examen.

AIGUISER la pierre ; on entend par cette expression dans les usines où l’on travaille la pierre calaminaire et le cuivre, détacher l’enduit qui couvre les faces intérieures des moules dans lesquels on coule les tables, lorsque cet enduit ne peut plus supporter de fonte. Voyez le détail de cette opération à l’article CALAMINE.
ILOIRES, s. f. ce sont deux soliveaux que l'on place sur le pont du vaisseau, portés sur les barrots, faisant un carré avec ces barrots, et ce carré est l'ouverture nommée écoutille. Voyez ILOIRES. (Z)
S. m. pierre ferrugineuse assez semblable en poids et en couleur à l'espèce de mine de fer qu'on appelle en roche. Elle contient du fer en une quantité plus ou moins considérable, et c'est dans ce métal uni au sel et à l'huile, que réside la vertu magnétique plutôt que dans la substance pierreuse. Cette pierre fameuse a été connue des anciens ; car nous savons sur le témoignage d'Aristote, que Thalès, le plus ancien philosophe de la Grèce, a parlé de l'aimant : mais il n'est pas certain que le nom employé par Aristote soit celui dont Thalès s'est servi. Onomacrite qui vivait dans la LX. Olympiade, et dont il nous reste quelques poésies sous le nom d'Orphée, est celui qui nous fournit le plus ancien nom de l'aimant ; il l'appelle . Hippocrate (lib. de sterilib. mulier.) a désigné l'aimant sous la périphrase de la pierre qui attire le fer, .