Non classifié

S. f. acte par lequel un Magistrat ou une personne en Charge y renonce, et s'en démet avant que le terme légal de son service soit expiré. Voyez RENONCIATION.

* Ce mot est dérivé d'abdicare, composé de ab, et de dicère, déclarer.

On confond souvent l'abdication avec la résignation : mais à parler exactement, il y a de la différence. Car l'abdication se fait purement et simplement, au lieu que la résignation se fait en faveur de quelque personne tierce. Voyez RESIGNATION.

S. m. signifie le bas ventre, c'est-à-dire cette partie du corps qui est comprise entre le thorax et les hanches. Voyez VENTRE.

Ce mot est purement Latin, et est dérivé d'abdere, cacher, soit parce que les principaux viscères du corps sont contenus dans cette partie, et y sont, pour ainsi dire, cachés, soit parce que cette partie du corps est toujours couverte et cachée à la vue ; au lieu que la partie qui est au-dessus, savoir le thorax, est souvent laissée à nud. D'autres croient que le mot abdomen est composé de abdere et d'omentum, parce que l'omentum ou l'épiploon est une des parties qui y sont contenues. D'autres regardent ce mot comme un pur paronymon ou terminaison d'abdere, principalement de la manière dont on le lit dans quelques anciens glossaires, où il est écrit abdumen qui pourrait avoir été formé de abdere, comme legumen de légère, l'o et l'u étant souvent mis l'un pour l'autre.

S. m. pris adject. nom que les Anatomistes donnent à différents muscles destinés à éloigner les parties auxquelles ils sont attachés, du plan que l'on imagine diviser le corps en deux parties égales et symétriques, ou de quelqu'autre partie avec laquelle ils les comparent. Voyez MUSCLE.

Ce mot vient des mots Latins ab, de, et ducère, mener : les antagonistes des abducteurs sont appelés adducteurs. Voyez ADDUCTEUR et ANTAGONISTE.

S. f. nom dont se servent les Anatomistes pour exprimer l'action par laquelle les muscles abducteurs éloignent une partie d'un plan qu'ils supposent diviser le corps humain dans toute sa longueur en deux parties égales et symétriques, ou de quelqu'autre partie avec laquelle ils les comparent. (L)

ABDUCTION, s. f. en Logique, est une façon d'argumenter que les Grecs nomment apogage, où le grand terme est évidemment contenu dans le moyen terme, mais où le moyen terme n'est pas intimement lié avec le petit terme ; de sorte qu'on vous accorde la majeure d'un tel syllogisme, tandis qu'on vous oblige à prouver la mineure, afin de développer davantage la liaison du moyen terme avec le petit terme. Ainsi dans ce syllogisme,

S. m. pl. habitants d'Abée dans le Péloponese ; ceux d'Abée ou Aba dans la Phocide s'appelaient Abantes. Voyez ABANTES.
adjectif dérivé du nom des quatre premières lettres de l'Alphabet A, B, C, D ; il se dit des ouvrages et des personnes. M. Dumas, inventeur du bureau typographique, a fait des livres abécédaires fort utiles, c'est-à-dire, des livres qui traitent des lettres par rapport à la lecture, et qui apprennent à lire avec facilité et correctement.

ABECEDAIRE, est différent d'alphabétique. Abécédaire a rapport au fond de la chose, au lieu qu'alphabétique se dit par rapport à l'ordre. Les Dictionnaires sont disposés selon l'ordre alphabétique, et ne sont pas pour cela des ouvrages abécédaires.

Voyez AMBRETTE ou GRAINE DE MUSC.
ABÉLONIENS et ABÉLOITES, s. m. pl. sorte d'hérétiques en Afrique proche d'Hippone, dont l'opinion et la pratique distinctive était de se marier, et cependant de faire profession de s'abstenir de leurs femmes, et de n'avoir aucun commerce charnel avec elles.

Ces hérétiques peu considérables par eux-mêmes (car ils étaient confinés dans une petite étendue de pays, et ne subsistèrent pas longtemps), sont devenus fameux par les peines extraordinaires que les savants se sont données pour découvrir le principe sur lequel ils se fondaient, et la raison de leur dénomination.

S. vallée de Syrie entre le Liban et l'Antiliban, dans laquelle Damas est située.
lieu de la terre-sainte où les Israèlites défaits abandonnèrent l'arche d'alliance aux Philistins.
S. f. déesse du paganisme à laquelle les Romains se recommandaient en se mettant en voyage.
S. m. dans l'ancien Breton, chute d'un ruisseau dans une rivière ; telle est l'origine des noms de plusieurs confluents de cette nature, et de plusieurs villes qui y ont été bâties ; telles que Aberdéen, Aberconway, etc.
ile d'Asie, dans la mer Caspienne.
contrée maritime d'Afrique, entre le pas de Suaquem, et le détroit de Babel-Mandel.
Les Abgares d'Edesse, en Mésopotamie, étaient de petits rois qu'on voit souvent sur des médailles avec des thiares d'une forme assez semblable à certaines des rois Parthes. Voyez les Antiquités du Père Montfaucon, tome III. part. I. page 80.
c'est, à ce qu'on lit dans James, un fruit de couleur rousse, très-connu dans l'Orient, de la grosseur à-peu-près de celui du cyprès, et qu'on recueille sur un arbre de la même espèce. On le regarde comme un puissant emménagogue.
S. m. nom que les Hébreux donnaient au premier mois de leur année sainte. Dans la suite il fut appelé Nisan. Voyez NISAN. Il répond à notre mois de Mars. Abib, en Hébreu, signifie des épis verds. S. Jerôme le traduit par des fruits nouveaux, mense novarum frugum. Exod. XIII. vers. 4. Voyez sous le mot Nisan, les principales fêtes et cérémonies que les Juifs pratiquaient ou pratiquent encore pendant ce mois. Dictionn. de la Bible, tome I. page 14. (G)
C'étaient entre les Scythes, d'autres disent entre les Thraces, des peuples qui faisaient profession d'un genre de vie austère, dont Tertullien fait mention, lib. de praescript. cap. xlij. que Strabon loue d'une pureté de mœurs extraordinaire, et qu'Alexandre ab Alexandro et Scaliger ont jugé à propos d'appeler du nom de philosophes, enviant, pour ainsi dire, aux Scythes une distinction qui leur fait plus d'honneur qu'à la Philosophie, d'être les seuls peuples de la terre qui n'aient presque eu ni poètes, ni philosophes, ni orateurs, et qui n'en aient été ni moins honorés, ni moins courageux, ni moins sages. Les Grecs avaient une haute estime pour les Abiens, et ils la méritaient bien par je ne sais quelle élévation de caractère et je ne sais quel degré de justice et d'équitté dont ils se piquaient, singulièrement entre leurs compatriotes, pour qui leur personne était sacrée. Que ne devaient point être aux yeux des autres hommes ceux pour qui les sages et braves Scythes avaient tant de vénération ! Ce sont ces Abiens, je crois, qui se conservèrent libres sous Cyrus et qui se soumirent à Alexandre. C'est un grand honneur pour Alexandre, ou peut-être un reproche à leur faire.
subst. m. langue des Africains Beriberes, ou naturels du pays.
S. m. peuple de l'Amérique méridionale, à l'Est du Pérou.
ou ABYSME, s. m. pris généralement, signifie quelque chose de très-profond, et qui, pour ainsi dire, n'a point de fond.

Ce mot est grec originairement ἀϐυσσὸς ; il est composé de la particule privative α et βυσσὸς, fond ; c’est-à-dire sans fond. Suidas et d'autres lui donnent différentes origines : ils disent qu'il vient de et de , couvrir, cacher, ou de et de : mais les plus judicieux critiques rejettent cette étymologie comme ne valant guère mieux que celle d'un vieux glossateur, qui fait venir abyssus de ad ipsus, à cause que l'eau vient s'y rendre en abondance.

S. m. Quelques-uns se servent de ce mot pour exprimer la céruse. Voyez ABOIT, CERUSE, BLANC DE PLOMB. (M)
S. arbrisseau de la hauteur d'un sep de vigne. On dit qu'il croit en Egypte, qu'il garde sa verdure hiver et été, qu'il dure un siècle, que ses feuilles et ses fleurs ressemblent à celles de la fève de Turquie, que ses fèves servent d'aliment en Egypte, et de remède contre la toux et la rétention d'urine, etc. Mais il faut attendre, pour ajouter foi à cette plante et à ses propriétés, que les Naturalistes en aient parlé clairement.
S. nom que les François ont donné à la soie de perle, ou ardassine. Cette soie vient par la voie de Smyrne ; elle est fort belle : mais comme elle ne souffre pas l'eau chaude, il y a peu d'ouvrages dans lesquels elle puisse entrer.
S. m. ou ABLETTE, s. f. poisson de rivière de la longueur du doigt : il a les yeux grands pour sa grosseur, et de couleur rouge, le dos verd, et le ventre blanc ; sa tête est petite ; son corps est large et plat : on y voit deux lignes de chaque côté, dont l'une est au milieu du corps, depuis les ouies jusqu'à la queue, et l'autre un peu plus bas ; elle commence à la nageoire qui est au-dessous des ouies, et elle disparait avant que d'arriver jusqu'à la queue. Ce poisson n'a point de fiel ; sa chair est fort mollasse : on le prend aisément à l'hameçon, parce qu'il est fort goulu. Rondelet. L'ablette ressemble à un éperlan : mais ses écailles sont plus argentées et plus brillantes.

ou ABLERAT, sub. m. sorte de filet carré que l'on attache au bout d'une perche, et avec lequel on pêche de petits poissons nommés vulgairement ables.
S. f. Dans l'antiquité c'était une cérémonie religieuse usitée chez les Romains, comme une sorte de purification pour laver le corps avant que d'aller au sacrifice. Voyez SACRIFICE.

Quelquefois ils lavaient leurs mains et leurs pieds, quelquefois la tête, souvent tout le corps : c'est pourquoi à l'entrée des temples il y avait des vases de marbre remplis d'eau.

Il est probable qu'ils avaient pris cette coutume des Juifs ; car nous lisons dans l'Ecriture, que Salomon plaça à l'entrée du temple qu'il éleva au vrai Dieu, un grand vase que l'Ecriture appelle la mer d'airain, où les prêtres se lavaient avant que d'offrir le sacrifice, ayant auparavant sanctifié l'eau en y jetant les cendres de la victime immolée.

S. m. peuple de l'Amérique septentrionale, dans le Canada. Il occupe le 309. de long. et le 46. de lat.
S. quelques-uns se servent de ce mot pour signifier la céruse. Voyez ABIT, CERUSE, BLANC DE PLOMB. (M)
Voyez ABUKELB. (G)
S. habit que les philosophes affectaient de porter, que quelques-uns confondent avec l'exomide : cela supposé, c'était une tunique sans manches, qui laissait voir le bras et les épaules ; c'est delà qu'elle prenait son nom. C'était encore un habit de valets et de gens de service.
ABOMASUM, ou ABOMASIUM, s. m. dans l'Anatomie comparée, c'est un des estomacs ou ventricules des animaux qui ruminent. Voyez RUMINANT ; voyez aussi ANATOMIE COMPAREE.

On trouve quatre estomacs dans les animaux qui ruminent ; savoir, le rumen ou estomac proprement dit, le reticulum, l'omasus, et l'abomasus. Voyez RUMINATION.

L'abomasus, appelé vulgairement la caillette, est le dernier de ces quatre estomacs ; c'est l'endroit où se forme le chyle, et d'où la nourriture descend immédiatement dans les intestins.

DÉTESTABLE, EXÉCRABLE, synonymes. L'idée primitive et positive de ces mots est une qualification de mauvais au suprême degré : aussi ne sont-ils susceptibles, ni d'augmentation, ni de comparaison, si ce n'est dans le seul cas où l'on veut donner au sujet qualifié le premier rang entre ceux à qui ce même genre de qualification pourrait convenir : ainsi l'on dit la plus abominable de toutes les débauches ; mais on ne dirait guère une débauche très-abominable, ni plus abominable qu'une autre : exprimant par eux-mêmes ce qu'il y a de plus fort, ils excluent toutes les modifications dont on peut accompagner la plupart des autres épithetes. Voilà en quoi ils sont synonymes.

S. f. Les pasteurs de brebis étaient en abomination aux Egyptiens. Les Hébreux devaient immoler au Seigneur dans le désert les abominations des Egyptiens, c'est-à-dire, leurs animaux sacrés ; les bœufs, les boucs, les agneaux et les béliers, dont les Egyptiens regardaient les sacrifices comme des abominations et des choses illicites. L'Ecriture donne d'ordinaire le nom d'abomination à l'idolatrie, et aux idoles, tant à cause que le culte des idoles en lui-même est une chose abominable, que parce que les cérémonies des idolatres étaient presque toujours accompagnées de dissolutions et d'actions honteuses et abominables. Moyse donne aussi le nom d'abominable aux animaux dont il interdit l'usage aux Hébreux. Genes. xlj. 34. Exod. viij. 26.

S. f. divinité des payens que les anciens monuments nous représentent sous la figure d'une femme de bonne mine, couronnée de guirlandes de fleurs, versant d'une corne qu'elle tient de la main droite toutes sortes de fruits ; et répandant à terre de la main gauche des grains qui se détachent pêle-mêle d'un faisceau d'épis. On la voit avec deux cornes, au lieu d'une, dans une médaille de Trajan.

ABONDANCE, PLENITUDE, voyez FECONDITE, FERTILITE, etc. Les étymologistes dérivent ce mot d'ab et unda, eau ou vague, parce que dans l'abondance les biens viennent en affluence, et pour ainsi dire comme des flots.

adj. nombre abondant en Arithmétique, est un nombre dont les parties aliquotes prises ensemble, forment un tout plus grand que le nombre ; ainsi 12 a pour parties aliquotes 1, 2, 3, 4, 6, dont la somme 16 est plus grande que 12. Le nombre abondant est opposé au nombre défectif, qui est plus grand que la somme de ses parties aliquotes, comme 14, dont les parties aliquotes sont 1, 2, 7, et au nombre parfait qui est égal à la somme de ses parties aliquotes, comme 6, dont les parties aliquotes sont 1, 2, 3. Voyez NOMBRE et ALIQUOTE. (O)

S. m. est une convention faite à l'amiable, par laquelle un seigneur à qui sont dus des droits, ou un créancier de sommes non liquides, ou non encore actuellement dues, se contente par indulgence, ou pour la sûreté de ses droits, d'une somme claire et liquide une fois payée, ou se relâche de façon quelconque de ses droits.

S. m. on se sert de ce terme pour exprimer l'approche et le choc de vaisseaux ennemis qui se joignent et s'accrochent par des grapins et par des amarres, pour s'enlever l'un l'autre. Voyez GRAPIN, AMARRES.

Aller à l'abordage, sauter à l'abordage, se dit de l'action ou de la manœuvre d'un vaisseau qui en joint un autre pour l'enlever, aussi bien que de celle des équipages qui sautent de leur bord à celui de l'ennemi.

ABORDER un vaisseau. Les gens de mer ne donnent point à ce terme la même signification que lui donnent les gens de rivière. Les premiers le tirent du mot bord, par lequel ils désignent une partie du navire ; et non de celui de bord, qui se prend pour le rivage. Ainsi aborder en Marine, c’est ou tomber sur un vaisseau, ou désigner l’action d’un bord qui tombe sur l’autre. De-là viennent les mots deborder, reborder, pour dire tomber une seconde fais, et se détacher des amares. Lorsque les Marins veulent marquer l’action de gagner le rivage, ils disent toucher mouches, rendre le bord, débarquer, prendre terre, relâcher.

nom que l'on donne quelquefois aux habitants primitifs d'un pays, ou à ceux qui en ont tiré leur origine, par opposition aux colonies ou nouveaux habitants qui y sont venus d'ailleurs. Voyez COLONIE.

Le mot d'Aborigènes est fameux dans l'antiquité : quoiqu'on le prenne à présent pour un nom appelatif, ç'a été cependant autrefois le nom propre d'un certain peuple d'Italie ; l'étymologie de ce nom est extrêmement disputée entre les savants.

adj. avorté, qui est venu avant terme, ou qui n'a point acquis la perfection, la maturité. Fruit abortif, voyez AVORTEMENT ou ACCOUCHEMENT. (L)

S. m. sorte de drap de laine qui se fabrique en Languedoc, en Provence, en Dauphiné, et qui s'envoye au Levant par Marseille.
S. m. synonyme à arasement ; ils se disent l'un et l'autre des joints des traverses avec les montants, et même des joints de tout autre assemblage, lorsque ces joints sont affleurés ou affleurent (car affleurer chez les Artistes est actif, passif et neutre), et qu'une des pièces n'excède point l'autre ; en sorte que si l'on passait l'ongle sur leur union, il ne serait point arrêté. L'abouement de ces joints est imperceptible. Voilà un abouement bien grossièrement fait.
adj. bois de mauvaise venue dont le tronc est tortueux, court et noueux. Voyez RABOUGRI.
S. m. dans les Ordonnances en matière de Salines, signifie l'entassement de nouveau sel sur un meulon ou monceau de vieux sel, qu'elles défendent expressément, si ce n'est en présence des officiers royaux. (H)
S. m. se dit d'un bout de planche qu'on joint au bout d'un bordage, ou à l'extrémité d'une autre planche qui se trouve courte. Cet ébranlement fit larguer à notre bâtiment un about de dessous la première ceinte. Voyez CEINTE. (Z)

v. a. Voyez SUPPURER, SUPPURATION.

ABOUTIR, en Hydraulique, c'est raccorder un gros tuyau sur un petit. S'il est de fer, de grès, ou de bois, ce sera par le moyen d'un collet de plomb qui viendra en diminuant du gros au petit. Quand le tuyau est de plomb, l'opération est encore plus aisée : mais quand il s'agit de raccorder une conduite de six pouces sur une de trois, il faut un tambour de plomb fait en cone, en prenant une table de plomb dont on forme un tuyau que l'on soude par-dessus. (K)

adj. qui touche, qui confine par un bout : ainsi l'on dit, telle terre est aboutissante d'un bout au grand chemin, de l'autre au pré appelé N.

ABOUTISSANS, s. m. pl. ne se dit jamais seul, mais se joint toujours avec le mot tenans, de cette manière, tenans et aboutissants. Voyez TENANS.

Une déclaration d'héritage par tenans et aboutissants, est celle qui en désigne les bornes et les limites de tous les côtés ; telle doit être la description portée en une saisie-réelle de biens roturiers.

S. m. pl. c'est ainsi qu'on nomme des chiens qui annoncent la présence ou le départ du sanglier, ou d'une autre bête chassée, qui ne manquent jamais de donner à sa vue, et d'avertir le chasseur.
S. m. ce terme est générique, pour signifier une fille d'honneur, une demoiselle suivante, la servante d'une femme de condition. L'Ecriture donne ce nom aux filles de la suite de Rebecca ; à celles de la fille de Pharaon, roi d'Egypte ; à celles de la reine Esther, et enfin à la servante de Judith. On dit qu'abra signifie proprement une coèffeuse, une fille d'atours. Genes. xxiv. 16. Ex. ij. 5. Esther, jv. 15. Judith, viij. 32. Eutych. Alex. Arab. Lat. p. 304. (G)

ABRA, s. m. monnaie d'argent de Pologne, qui vaut trois sols six deniers de France.

parole magique qui étant répétée dans une certaine forme, et un certain nombre de fais, est supposée avoir la vertu d'un charme pour guérir les fièvres, et pour prévenir d'autres maladies. Voyez CHARME et AMULETE.

D'autres écrivent ce mot abrasadabra ; car on le trouve ainsi figuré en caractères grecs où le C est l'ancien qui vaut S. Voici la manière dont doit être écrit ce mot mystérieux pour produire la prétendue vertu qu'on lui attribue.