Non classifié

S. m. animal quadrupede. On ne sait pas bien quel est l'animal auquel ce nom doit appartenir, parce que les descriptions qu'on a faites de l'alcé, sont différentes les unes des autres. Si on consulte les Naturalistes anciens et modernes, on trouvera par rapport à cet animal des faits qui paraissent absolument contraires ; par exemple, qu'il a le poil de diverses couleurs, et qu'il est semblable au chameau dont le poil n'est que d'une seule couleur ; qu'il a des cornes, et qu'il n'en a point ; qu'il n'a point de jointures aux jambes, et qu'il a des jointures, et que c'est ce qui le distingue d'un autre animal appelé machlis ; qu'il a le pied fourchu, et qu'il a le pied solide comme le cheval. Cependant on croit qu'il y a beaucoup d'apparence que l'alcé n'est point différent de l'animal que nous appelons élan, parce que la plupart des auteurs conviennent que l'alcé est à-peu-près de la taille du cerf ; qu'il a les oreilles et les pieds comme le cerf, et qu'il lui ressemble encore par la petitesse de sa queue et par ses cornes ; qu'il est différent du cerf par la couleur et la longueur de son poil, par la petitesse de son cou, et par la roideur de ses jambes. On a remarqué qu'il a la lèvre supérieure fort grande. Il est certain que tous ces caractères conviennent à l'élan. On pourrait aussi concilier les contrariétés qui se trouvent dans les descriptions de l'alcé ; car quoique le poil de l'élan ne soit que d'une couleur, cependant cette couleur change dans les différentes saisons de l'année, si l'on en croit les historiens septentrionaux, elle devient plus pâle en été qu'elle ne l'est en hiver. Les élans mâles ont des cornes, les femelles n'en ont point ; et lorsqu'on a dit que l'alcé n'avait point de jointures, on a peut-être voulu faire entendre seulement, qu'il a les jambes presqu'aussi roides que s'il n'avait point de jointures ; en effet cet animal a la jambe très-ferme. Mém. de l'acad. royale des Sc. tom. III. part. I. pag. 179. Voyez ELAN. (I)
ou MELILOT EGYPTIEN, plante qui croit et s'étend à terre, petite, serpentant lentement, ne s'élevant presque jamais ; ayant la feuille du treffle, seulement un peu moins grande ; les fleurs petites, en grand nombre, oblongues, placées les unes à côté des autres, de la couleur du safran, et d'une odeur fort douce. Il succede à ces fleurs des gousses obliques, qui contiennent une très-petite semence ronde, d'un rouge noirâtre, d'une saveur amère et astringente, et qui n'est pas sans odeur. Ray.
S. f. est la chimie la plus subtile par laquelle on fait des opérations de Chimie extraordinaires, qui exécutent plus promptement les mêmes choses que la nature est longtemps à produire ; comme lorsqu'avec du mercure et du soufre seulement, on fait en peu d'heures une matière solide et rouge, qu'on nomme cinabre, et qui est toute semblable au cinabre natif, que la nature met des années et même des siècles à produire.

Les opérations de l'alchimie ont quelque chose d'admirable et de mystérieux ; il faut remarquer que lorsque ces opérations sont devenues plus connues, elles perdent leur merveilleux, et elles sont mises au nombre des opérations de la chimie ordinaire, comme y ont été mises celles du lilium, de la panacée, du kermès, de l'émétique, de la teinture de l'écarlate, etc. et suivant la façon dont sont ordinairement traitées les choses humaines, la chimie use avec ingratitude des avantages qu'elle a reçus de l'alchimie : l'alchimie est maltraitée dans la plupart des livres de chimie. Voyez ALCHIMISTES.

S. m. celui qui travaille à l'Alchimie. Voyez ALCHIMIE. Quelques anciens auteurs grecs se sont servis du mot , qui signifie faiseur d'or, pour dire Alchimiste ; et de , l'art de faire de l'or, en parlant de l'Alchimie. On lit dans d'autres livres grecs, , fictor, faiseur, Alchimiste, qui signifie aussi auteur de vers, poète. En effet, la Chimie et la Poésie ont quelque conformité entr'elles. M. Diderot dit, page 8. du Prospectus de ce Dictionnaire : la Chimie est imitatrice et rivale de la nature ; son objet est presqu'aussi étendu que celui de la nature même : cette partie de la Physique est entre les autres, ce que la Poésie est entre les autres genres de Littérature ; ou elle décompose les êtres, ou elle les revivifie, ou elle les transforme, &c.

c'est le nom que les Fleuristes donnent à une des espèces d'oeillets piquetés. Voyez OEILLET.
nom sous lequel Minerve était adorée chez les Macédoniens.
S. m. alcedo, nom que les anciens ont donné à un oiseau : mais ils n'ont pas assez bien décrit cet oiseau, pour que l'on ait pu le reconnaitre : ainsi nous ne savons pas précisément quel était l'alcyon des anciens. Cependant les modernes ont fait l'application de ce nom. Belon l'a donné à deux espèces d'oiseaux que nous appelons en français martin-pêcheur et rousserolle. Voyez MARTIN-PECHEUR, ROUSSEROLLE. On trouvera dans l'Ornithologie d'Aldrovande, liv. XX. chap. lx. tout ce que cet auteur a pu tirer des anciens, par rapport à leur alcyon. (I)
sub. m. substance qui se trouve dans la mer, et que l'on avait mise presque jusqu'à présent au rang des végétaux, et au nombre des plantes de mer. Les Botanistes ont distingué plusieurs espèces d'alcyonium ; on en trouve douze dans les Institutions de M. de Tournefort : mais comme on ne pouvait reconnaitre ni feuilles ni fleurs ni semences dans aucune de ces espèces, on ne leur a donné aucun caractère générique. Le degré de consistance, la couleur, la grandeur, et la figure de ces prétendues plantes, servaient de caractères spécifiques : mais le meilleur moyen de les reconnaitre est d'en voir les gravures dans différents auteurs, comme le conseille M. de Tournefort. On en trouve aussi des descriptions détaillées, Histoire pl. Jo. Bauh. tom. III. liv. XXXIX. Histoire plant. Raii, tom. I. etc. Enfin on a reconnu que ces prétendues plantes doivent être soustraites du règne végétal, et qu'elles appartiennent au règne animal. On est redevable de cette découverte à M. Peyssonel ; il a reconnu que l'alcyonium était produit et formé par des insectes de mer qui sont assez ressemblans aux polypes. Cette observation a été confirmée, et elle s'étend à la plupart des substances que l'on croyait être des plantes marines. Voyez PLANTES MARINES, POLYPIER. Le mot alcyonium vient d'alcyon, parce qu'on a cru que l'alcyonium avait quelque rapport avec cet oiseau pour son nid. En effet, il y a des alcyonium qui sont creux et spongieux, et que l'on a bien pu prendre pour des nids d'oiseaux. (I)
surnom de Minerve : il lui fut donné par Aleus, roi d'Arcadie, qui lui bâtit un temple dans la ville de Tegée, capitale de son royaume. On conservait dans ce temple la peau et les défenses du sanglier Calydon ; et Auguste en enleva la Minerve alea, pour punir les Arcadiens d'avoir suivi le parti d'Antoine.
S. f. une des trois furies ; Tisiphone et Megère sont ses sœurs. Elles sont filles de l'Acheron et de la Nuit. Son nom répond à celui de l'Envie. Quelle origine et quelle peinture de l'envie ! Il me semble que pour les peuples et pour les enfants, qu'il faut prendre par l'imagination, cela est plus frappant que de se borner à représenter cette passion comme un grand mal. Dire que l'envie est un mal, c'est presque ne faire entendre autre chose, sinon que l'envieux ressemble à un autre homme : mais quel est l'envieux qui n'ait horreur de lui-même, quand il entendra dire que l'Envie est une des trois Furies, et qu'elle est fille de l'Enfer et de la Nuit ? Cette partie emblématique de la Théologie du Paganisme n'était pas toujours sans quelqu'avantage ; elle était toute de l'invention des Poètes : et quoi de plus capable de rendre aux autres hommes la vertu aimable et le vice odieux, que les peintures charmantes ou terribles de ces imaginations fortes ?
PIERRE ALECTORIENNE, PIERRE DE COQ, gemma alectoria, pierre qui se forme dans l'estomac et dans le foie des coqs et même des chapons. Celles qui se trouvent dans le foie sont les plus grosses, et il y en a eu une qui avait jusqu'à un pouce et demi de longueur, et qui était de figure irrégulière, et de couleur mêlée de brun et de blanc. Celles de l'estomac sont pour la plupart assez semblables aux semences de lupin pour la figure, et à une fève pour la grandeur ; leur couleur est cendrée, blanchâtre, ou brune claire ; il y en a qui ressemblent à du crystal, mais elles sont plus obscures, et elles ont des filets de couleur rougeâtre. Voyez Agricola, de natura fossilium, Lib. VI. pag. 307. (I)
S. f. Divination, qui se faisait par le moyen d'un coq. Voyez DIVINATION. Ce mot est Grec, composé d’ἀλεκτρυών, un coq, et de μαντεία, divination.

Cet art était en usage chez les Grecs, qui le pratiquaient ainsi : on traçait un cercle sur la terre, et on le partageait ensuite en vingt-quatre portions ou espaces égaux, dans chacun desquels on figurait une des lettres de l'alphabet, et sur chaque lettre on mettait un grain d'orge ou de blé. Cela fait, on plaçait au milieu du cercle un coq fait à ce manège, on observait soigneusement les lettres de dessus lesquelles il enlevait les grains, et de ces lettres rassemblées on faisait un mot qui formait la réponse à ce qu'on voulait savoir.

ou ALERON, s. m. pièce du métier d'étoffe en soie. L'aleiron est un liteau d'environ un pouce de large et un peu plus, sur un demi-pouce d'épaisseur, et deux pieds ou environ de longueur. Il est percé dans le milieu : on enfile des aleirons dans le carete, plus ou moins, selon le genre d'étoffe qu'on a à travailler. Au moyen des cordes ou ficelles qui passent dans chaque trou pratiqué aux deux extrémités de l'aleiron, et dont les unes répondent aux lisses, et les autres aux calquerons, on fait hausser et relever les lisses à discrétion. L'aleiron dans les bons métiers ne doit pas être coché à ses extrémités, mais percé. Si on passait les cordes autour des aleirons, elles pourraient frotter les unes contre les autres, et gêner le renvoi des lisses. Voyez soierie, fig. 2. Pl. VIII. Voyez aussi Pl. I. fig. 1. q. et VELOURS ciselé.
S. f. c'est un outil d'acier dont se servent les Selliers, Bourreliers, Cordonniers, et autres ouvriers qui travaillent le cuir épais, et qui le cousent. L'alene a la pointe très-fine et acérée, et va toujours en grossissant jusqu'à la soie, ou à l'endroit par où elle est enfoncée dans un manche de bois. On a soin de fabriquer toujours les alenes courbées en arc, afin de les rendre plus commodes pour travailler, et moins sujettes à blesser l'ouvrier qui s'en sert.

Ce sont les Maitres Epingliers et Aiguilliers qui font et vendent les alenes : aussi les appele-t-on quelquefois Aleniers.

c'est le nom de la première lettre de l'alphabet hébreu, d'où l'on a formé l'alpha des Syriens et des Grecs ; ce nom signifie Chef, Prince, ou mille. On trouve quelques pseaumes et quelques autres ouvrages dans l'Ecriture, qui commencent par aleph, et dont les autres versets continuent par les lettres suivantes de l'alphabet. Il n'y a en cela aucun mystère ; mais ces pièces s'appellent acrostiches, parce que tous les vers qui les composent, commencent par une lettre de l'alphabet, selon l'ordre et l'arrangement qu'elles tiennent entre elles dans l'ordre grammatical. Ainsi dans le pseaume Beati immaculati in viâ, les huit premiers vers commencent par aleph, les huit suivants par beth ; et ainsi des autres. Dans le pseaume 110. Confitebor tibi Domine, in toto corde meo, ce vers commence par aleph ; ce qui suit, in concilio justorum et congregatione, commence par beth ; et ainsi de suite. Dans les lamentations de Jérémie, il y a deux chapitres, dont la première strophe seulement commence par aleph, la seconde par beth, et ainsi des autres. Le troisième chapitre a trois versets de suite qui commencent par aleph ; puis trois autres qui commencent par beth, et les Hébreux ne connaissent point d'autres vers acrostiches que ceux-là. Voyez ACROSTICHE.

cri de guerre, par lequel on appelle les soldats à leur devoir.
dants l'Artillerie, c'est nettoyer l'âme d'une pièce de canon, l'agrandir pour lui donner le calibre qu'elle doit avoir. (Q)

S. f. Les Fondeurs de canons appellent ainsi le métal qui provient des pièces qu'on alese. Voyez ALESER et ALESOIR.
(L') quartier d'Italie dans le duché de Milan, autour d'Alexandrie, qui lui donne le nom d'Alexandrin.

c'est à Lisbonne ce que nous appelons ici la douanne, ou le lieu où se paient les droits d'entrée et de sortie. Il est bon d'avertir que tous les galons, franges, brocards, rubans d'or et d'argent, y étaient confisqués sous le règne précédent, parce qu'il était défendu d'employer de l'or et de l'argent filés, soit en meubles, soit en habits : les choses ne sont peut-être plus dans cet état sous le règne présent.
S. m. prêtre des Maures : il y en a encore de cachés en Espagne. Ce mot est composé de deux mots arabes, dont l'un signifie exercer l'office de prêtre, ou administrer les choses saintes, et l'autre signifie clerc : l'alfaqui ou alfaquin de la grande mosquée de Fez est souverain dans les affaires spirituelles, et dans quelques temporelles où il ne s'agit point de peine de mort.
est le nom d'un auteur arabe traduit par Golius. Voyez ASTRONOMIE. (O)
ou porte-enseigne. Ce nom a passé de l'Espagnol en notre langue, à l'occasion des Flamands qui servent dans les troupes d'Espagne.
adj. pris subst. c'est dans l'université d'Alcala le nom d'un acte de théologie, ainsi appelé parce qu'il se soutient dans la chapelle de S. Ildefonse. On dit d'un bachelier qu'il a soutenu son alfonsine, comme on dit ici d'un licencié qu'il a fait sa sorbonique.
S. f. instrument de Chirurgie, est un tuyau d'argent qu'on introduit dans la vessie. Les cas pour lesquels on les met en usage en ont fait changer diversement la construction. Les plus longues ont dix pouces de long et environ deux lignes de diamètre. Dans la forme la plus ordinaire, et dont la plupart des Chirurgiens se servent en toutes rencontres, elles ont cinq à six pouces en droite ligne ; elles forment ensuite un petit coude en-dedans, qui donne naissance à une courbure ou demi-cercle qui fait la panse en-dehors. Cette courbure a environ trois pouces : le reste de la sonde qui acheve la courbure, forme un bec d'un pouce et demi ou deux pouces de long, dont l'extrémité fermée finit le canal. Il y a sur les côtés du bec, à deux lignes de son bout, deux petites ouvertures longuettes d'environ cinq lignes, et d'une ligne de largeur dans leur milieu : on appelle ces ouvertures les yeux de la sonde. L'extrémité postérieure de la sonde qui forme l'entrée du canal doit être évasée en entonnoir, et avoir deux anses sur les côtés. Ce sont ordinairement deux anneaux, dont l'usage est de servir à armer en cas de besoin la sonde de deux cordons pour l'assujettir à une ceinture. Je préfère l'ancienne figure de ces anses qui sont en forme de boussole ; elles me paraissent plus propres à servir d'appui et empêcher que la sonde ne vacille entre les doigts de celui qui la dirige. Cette figure des anses n'empêche pas qu'elles ne servent au même usage que les anneaux qu'on leur a substitués. Voyez fig. 2 e. et 3 e. Pl. X.

S. m. Victor Algaroth était un médecin de réputation de Vérone ; il est auteur d'un remède, qui est une préparation d'antimoine, qu'on nomme poudre d'Algaroth. Voyez ANTIMOINE. (M)
(L') province d'Espagne, dans la partie septentrionale de la nouvelle Castille.
petit royaume, province de Portugal, borné à l'occident et au sud par l'Océan ; à l'orient par la Guadiana, et au nord par l'Entéjo.
S. f. sorte de poix qu'on trouve à la pointe de Sainte-Hélene, dans la baie. On dit que cette matière bitumineuse sort liquide d'un trou élevé de quatre à cinq pas au-dessus du montant de la mer ; qu'elle bouillonne ; qu'elle se durcit comme de la poix, et qu'elle devient ainsi propre à tous les usages de la poix.
adj. est la même chose qu'algébrique. Voyez ALGEBRIQUE.
adj. m. ce qui appartient à l'Algèbre. Voyez ALGEBRE.

Ainsi l'on dit caractères ou symboles algébriques, courbes algébriques, solutions algébriques. Voyez CARACTERE, etc.

Courbe algébrique, c'est une courbe dans laquelle le rapport des abscisses aux ordonnées, peut être déterminé par une équation algébrique. Voyez COURBE.

S. m. se dit d'une personne versée dans l'Algèbre. Voyez ALGEBRE. (O)
ou tête de Méduse, étoile fixe de la troisième grandeur, dans la constellation de Persée. Voyez PERSÉE. (O)
peuple de l'Amérique septentrionale, au Canada ; ils habitent entre la rivière d'Ontonac et le lac Ontario.
S. m. terme Arabe, employé par quelques auteurs, et singulièrement par les Espagnols, pour signifier la pratique de l'Algèbre. Voyez ALGEBRE.

Il se prend aussi quelquefois pour l'Arithmétique par chiffres. Voyez ARITHMETIQUE.

L'algorithme, selon la force du mot, signifie proprement l'art de supputer avec justesse et facilité : il comprend les six règles de l'Arithmétique vulgaire. C'est ce qu'on appelle autrement Logistique nombrante ou numérale. Voyez ARITHMETIQUE, REGLE, etc.

pays d'Allemagne, qui fait partie de la Souabe.
S. f. zannichellia, genre de plante qui vient dans les eaux, et auquel on a donné le nom d'un fameux apothicaire de Venise, appelé Zannichelli. Ses fleurs sont de deux sortes, mâle et femelle, sans pétales ; la fleur mâle est sans calice, et ne consiste qu'en une simple étamine dont le sommet est oblong, et a deux, trois ou quatre cavités. Les fleurs femelles se trouvent auprès de la fleur mâle, enveloppées d'une membrane qui tient lieu de calice : elles sont composées de plusieurs embryons, surmontés chacun d'un pistil. Ces embryons deviennent dans la suite autant de capsules oblongues, en forme de cornes convexes d'un côté, et plates ou même concaves de l'autre, qui toutes forment le fruit aux aisselles des feuilles. Chacune de ces capsules renferme une semence oblongue, et à-peu-près de même figure qu'elle. Pontedera a décrit ce genre sous le nom d'aponogeton. Antolog. p. 117. Voyez PLANTE. (I)
S. m. plante à fleur papilionacée, dont le pistil devient dans la suite un fruit ou une silique composée de plusieurs parties jointes, ou, pour ainsi dire, articulées ensemble, et dont chacune renferme une semence faite en forme de rein. Ajoutez au caractère de ce genre, que ses feuilles sont alternes. Tournef. Corol. inst. rei herb. Voyez PLANTE. (I)

* ALHAGI, ou agul, ou almagi arabibus, planta spinosa mannam resipiens. J. B. Cette plante s'élève à la hauteur d'une coudée et plus ; elle est fort branchue ; elle est hérissée de tous côtés d'une multitude prodigieuse d'épines extrêmement pointues, faibles et pliantes. Sur ces épines naissent différentes fleurs purpurines ; ces fleurs en tombant font place à de petites gousses longues, rouges, ressemblantes à celles du genêt piquant, et pleines de semences qui ont la même couleur que la gousse.

S. f. toiles de coton qu'on apporte en Hollande des Indes orientales, par les retours de la compagnie.
espèce de nourriture dont il est beaucoup parlé dans les anciens, et cependant assez peu connue des modernes, pour que les uns pensent que ce soit une graine, et les autres une préparation alimentaire ; mais afin que le lecteur juge par lui-même de ce que c'était que l'alica, voici la plupart des passages où il en est fait mention. L'alica mondé, dit Celse, est un aliment convenable dans la fièvre : prenez-le dans l'hydromel, si vous avez l'estomac fort et le ventre resserré : prenez-le au contraire dans du vinaigre et de l'eau, si vous avez le ventre relâché et l'estomac faible. Lib. III. cap. vj. Rien de meilleur après la tisane, dit Aretée, lib. I. de Morb. acut. cap. x. L'alica et la tisane sont visqueuses, douces, agréables au goût : mais la tisane vaut mieux. La composition de l'une et de l'autre est simple ; car il n'y entre que du miel. Le chondrus (& l'on prétend que alica se rend en grec par χόνδρος) est, selon Dioscoride, une espèce d'épeautre qui vaut mieux pour l'estomac que le riz, qui nourrit davantage, et qui resserre. L'alica ressemblerait tout à fait au chondrus, s'il resserrait un peu moins, dit Paul Aeginete : (il s'ensuit de ce passage de Paul Aeginete, que l'alica et le chondrus ne sont pas tout à fait la même chose.) On lit dans Oribase que l'alica est un froment dont on ne forme des aliments liquides qu'avec une extrême attention. Galien est de l'avis d'Oribase, et il dit positivement : " l'alica est un froment d'un suc visqueux et nourrissant ". Cependant il ajoute : " la tisane parait nourrissante... mais l'alica l'est ". Pline met l'alica au nombre des froments ; après avoir parlé des pains, de leurs espèces, etc. il ajoute : " l'alica se fait de mais ; on le pile dans des mortiers de bois ; on emploie à cet ouvrage des malfaiteurs : à la partie extérieure de ces mortiers est une grille de fer qui sépare la paille et les parties grossières des autres : après cette préparation, on lui en donne une seconde dans un autre mortier ". Ainsi nous avons trois sortes d'alica ; le gros, le moyen, et le fin : le gros s'appelle aphairema ; mais pour donner la blancheur à l'alica, il y a une façon de le mêler avec la craie. Pline distingue ensuite d'autres sortes d'alica, et donne la préparation d'un alica bâtard fait de maïs d'Afrique ; et dit encore que l'alica est de l'invention des Romains, et que les Grecs eussent moins vanté leur tisane, s'ils avaient connu l'alica. De ces autorités comparées, Saumaise conclut que l'alica et le chondrus sont la même chose ; avec cette différence, selon lui, que le chondrus n'était que l'alica grossier ; et que l'alica est une préparation alimentaire. On peut voir sa dissertation de komonym. hyles. iatr. c. lvij.
S. f. Dessein) en émail) c'est une espèce de pince dont se servent les Emailleurs à la lampe, et que les Orfèvres et autres ouvriers appellent bruxelles. Voyez BRUXELLES.
sorte de poids anciennement usité en Arabie. Voyez POIDS. (G)
S. m. est la situation de plusieurs objets dans une ligne droite. Voyez ALIGNER. (O)

S. m. instrument de fer dont on se sert dans la fabrication des ardoises. Il a son extrémité supérieure carrée comme la tête d'un marteau ; il va toujours en diminuant comme un coin. Son extrémité inférieure se terminerait en taillant, comme l'extrémité tranchante d'un ciseau, si on n'y avait pratiqué une entaille en V, qui y forme deux pointes. La plus petite des figures K, Pl. I. de l'ardoise, est un alignouet. Quand une pièce d'ardoise est bien séparée de son banc, on la jette dans la foncée. Voyez BANC et FONCEE. On la sort de la carrière ; et la première opération, qui consiste à la diviser par son épaisseur, s'exécute avec la pointe. Voyez POINTE. La pointe prépare une entrée à l'alignouet. On place l'alignouet dans l'entrée préparée par la pointe ; on frappe sur l'alignouet avec un pic moyen, et la séparation de la pièce d'ardoise se fait. Voyez PIC MOYEN et ARDOISE.
nom sous lequel les Arabes adoraient la lune, ou, selon d'autres, la planète de Venus, que nous nommons hesperus le soir, et phosphorus le matin.
ad. f. Les parties aliquantes d'un tout sont celles qui répétées un certain nombre de fois ne font pas le tout complet, ou qui répétées un certain nombre de fais, donnent un nombre plus grand ou plus petit que celui dont elles sont les parties aliquantes. Voyez PARTIE, MESURE, etc.

Ce mot vient du latin aliquantus, qui a la même signification.

adj. f. on appelle ainsi les parties d'un tout qui répétées un certain nombre de fois font le tout complet, ou qui prises un certain nombre de fais, égalent le tout. Voyez PARTIE, etc.

Ce mot vient du latin aliquotus, qui signifie la même chose.

Ainsi 3 est une partie aliquote de 12, parce que prise quatre fois elle égale ce nombre.

Les parties aliquotes d'une livre ou vingt sols sont : 10 s. moitié de 20 s.

S. m. ou ALIZIER, crataegus, arbre dont le fruit ne diffère de celui du poirier, que par la forme et la grosseur. Ce fruit n'est qu'une baie remplie de semences calleuses et renfermées dans de petites loges. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez PLANTE. (I)
espèce de doronic : cette plante jette de sa racine plusieurs feuilles semblables à celles du plantin, épaisses, nerveuses, velues, et s'étendant à terre. Il sort du milieu des feuilles une tige qui s'élève d'un pied ; ou d'un pied et demi, velue, portant des feuilles beaucoup plus petites que celles d'enbas, et à son sommet une fleur jaune radiée comme celle du doronic ordinaire, plus grande cependant et d'une couleur d'or plus foncée. Sa semence est longuette, garnie d'une aigrette, âcre, odorante. Sa racine est rougeâtre, entourée de filaments longs comme celle de l'ellébore noir, d'un goût piquant, aromatique et agréable. Ce doronic croit aux lieux montagneux ; il contient beaucoup de sel et d'huile ; il est diurétique, sudorifique, quelquefois émétique : il dissout les coagulations du sang. Ses fleurs font éternuer : leur infusion arrête le crachement de sang. Lemery. Il y a entre cette description et celle d'Oribase des choses communes et d'autres qui diffèrent. Oribase attribue à l'alisma des propriétés singulières, comme de guérir ceux qui ont mangé du lièvre marin. Hoffman dit qu'il est résolutif et vulnéraire ; qu'il est bon dans les grandes chutes ; et que les paysans le substituent avec succès à l'ellébore dans les maladies des bestiaux. Tournefort en distingue cinq espèces : on en peut voir chez lui les descriptions, surtout de la quatrième.
surnom donné à Jupiter, parce que dans un temps de famine il prit un soin particulier des Meuniers, afin que la farine ne manquât pas.
ALKALINE, adj. qui est alkali, ou esprit alkalin, liqueur alkaline.